27 novembre 2009

Communiqué

Premiere de couverture.jpgJeudi 19 novembre, le maire d’Annemasse ouvre la séance du conseil municipal sur la UNE du Messager paru le matin-même. Le journal titrait alors « Les Annemassiens privés de Noël » ce qui provoqua chez Monsieur le Maire un très grand « mécontentement ».

Visiblement, celui-ci a estimé que cette intervention au Conseil n’était pas suffisamment relayée, puisque dans la foulée, il fait publier sur le site de la Mairie, le communiqué adressé à la direction du journal. www.mairie-annemasse.fr

Le contenu de ce communiqué m’oblige à réagir vigoureusement.

Après avoir muselé le Conseil Municipal, tant il est vrai que dans sa majorité, vous avez 25 muets sur 29 élus, et 9 élus de l’opposition qui tentent de se faire entendre en vain, car tout est décidé d’avance (le conseil municipal n’étant en fait qu’une chambre d’enregistrement) ; voilà que maintenant, Monsieur le Maire, s’attaque à la liberté de la presse dans des termes totalement inacceptables.

Le Messager a osé évoquer le manque d’illumination de notre ville pour les fêtes de Noël ! Un manque d’illumination déjà récurrent car seul le « carré magique » de la Mairie méritait toute l’attention budgétaire d’un Maire vivant sur ses acquis. Les autres quartiers restant plongés dans les ténèbres socialistes.

Or, ce que précisait avant tout l’article du journal, était l’absence de participation pour cette année, d’un certain nombre de commerçants, aux frais d’illumination dont notre ville allait pâtir ou plutôt « pâlir ».

Pour compenser ce manque, il suffisait de créditer le budget municipal « Noël » des 17 000 € nécessaires ; impossible avez-vous dit ! Et pourtant, la Mairie vient d’accorder une subvention de 12 800 € aux syndicats. Est-ce bien là son rôle ? Mais n’était-ce pas à contrario son rôle, que de financer les illuminations des rues de sa ville, comme il est d’usage de le faire dans d’autres villes de France ? Si l’on ajoute 6 000 € de subvention versée à une équipe de foot de la MJC sud (remerciements électoraux pour services rendus), nous avions les fonds suffisants pour éclairer toute notre ville.

Voilà notre position sur ce problème. Mais l’article du Messager n’ouvrait pourtant pas ce débat-là, constatant juste des faits! Auriez-vous lu « le Maire prive les annemassiens de Noël » plutôt que le titre original ?  Lecture trop rapide, interprétation personnelle, mauvaise conscience ? Une réaction qui en tout cas, semble le pousser à remettre en cause la liberté de la presse.

Monsieur le Maire, cette liberté de la presse est un des fondements de nos sociétés démocratiques, n’est-elle pas inscrite dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ?

Vous terminez votre communiqué par « je me réserve le droit de prendre toute mesure dans le cas où vous ne prendriez pas en compte d’une manière ou d’une autre la demande que je viens de formuler ».

Useriez-vous de la peur et des sanctions pour mettre au pas les journalistes ? Il ne manquerait plus que vous menaciez le journal de supprimer tout achat d’espace pour les événementiels de la municipalité ! Mais vous n’oseriez pas, n’est ce pas ?

Non pas vous, un homme se présentant à ses électeurs comme étant profondément attaché aux valeurs d’humanisme et de liberté !

Cet article du Messager ne faisait en fait, que traduire la déception d’une majorité d’annemassiens ou de visiteurs. Mais vous seul détenez la vérité ! Cela, nous avons pu nous en rendre compte.

Jeudi 26 novembre, date de parution du n° suivant, le titre du Messager est : « les genevois se prononcent sur le CEVA, un scrutin à haut risque ».

Bel esprit d’indépendance de ce journal qui n’a pas courbé l’échine face à vos menaces. Certes la loi accorde à tout citoyen un droit de réponse, mais curieusement vous n’avez pas demandé à vous exprimer dans ce cadre.

Monsieur le Maire, quel dommage que vous ne fassiez pas vôtre la conviction de Pierre Mendès France : «  la démocratie est d’abord un état d’esprit ».

Groupe Réussir Annemasse - François VIGNY

(Manuel AUGUSTO - Sophie FRADET – Jean Michel JOULAUD - Pascale MAYCA - Louis MERMET - Caroline NASR - François VIGNY)

 

27 octobre 2009

UNE ACTUALITE RICHE EN EVENEMENTS

Des éléments majeurs ont jalonné cette dernière quinzaine :

- L’ANRU, RENOVATION URBAINE DES QUARTIERS DU PERRIER ET DE CHATEAU ROUGE PROGRAMMEE DANS LE CADRE DU PLAN DE COHESION SOCIALE DE NOTRE GOUVERNEMENT

Sous le haut patronage des élus de gauche de la ville et de la Région, les premières pierres furent posées au Pralère le 16 octobre par le Maire d’Annemasse et le Maire de Ville-la-Grand (au titre de Haute-Savoie Habitat).

Nous avons pleinement soutenu cette belle initiative qui permettra à de nombreux habitants d’occuper des locaux neufs, confortables, dans un environnement agréable.

Et même s’Il faut faire vite car le but est qu’en 2014 le programme soit achevé, on pourra revenir sur les différentes étapes de la métamorphose de ce quartier grâce à l’édition d’un livre et au tournage d’un film. Toute l’histoire de ce quartier sera ainsi gravé dans du marbre et pourra servir d’outil de campagne électorale, à ne pas en douter.

Mais l’ANRU, c’est aussi du travail pour nos entreprises avec un coût total de 47 millions d’euros financé en majeure partie par l’Etat mais aussi, faut-il le rappeler, par le 1% patronal (cotisation payée par le patronat au profit du logement). Mon seul regret : pourquoi ne réussit-on pas à trouver les mêmes moyens pour rénover notre centre ville qui souffrira encore longtemps de son pâle rayonnement ?


- INAUGURATION VITAM‘PARC

Plus de 2 500 personnes ont assisté lundi 19 octobre à cet événement majeur qui contribuera très certainement au rayonnement de l’ « Agglo du Genevois »

Le monde économique et politique sans exclusive s’était donné rendez-vous ce soir là pour offrir à cette « Agglo » une nouvelle dimension, et matérialiser ainsi cet esprit d’entrepreneur naissant du franco-valdo-genevois, unissant ses efforts pour la réalisation de ce bel ouvrage.

350 emplois durables et directs ont été créés auxquels il faut ajouter la sous-traitance. Avec le parc d’affaire d’Archamps et le Vitam’Parc, c’est plus de 2 500 emplois créés dans le genevois français sans le moindre denier public, faut-il le souligner. C’est donc possible ; yes we can !

Ne nous trompons pas, je ne suis pas en train d’opposer deux Agglos. Mais la réussite de l’une : rayonnement, communication, coopération transfrontalière contraste fortement avec l’autre, où les mêmes politiques depuis 30 ans ont conduit à son isolement politique et économique.

 

- L’ARC : UN ESPOIR

Dans sa forme associative, l’Arc était l’unité française des discussions et des échanges avec les autorités genevoises compétentes, sur l’avenir de nos régions respectives.

Mais cette association n’avait pas les moyens juridiques pour faire avancer des projets et prendre des décisions dans les différents domaines :

Economie

Santé

Formation

Transports

Logement

C’est chose faite ! Le Syndicat Mixte de l’ARC est né.

Cependant, je m’interroge sérieusement, tout en ayant soutenu la constitution de ce Syndicat, sur sa gouvernance. Quelle gouvernance ! Un Président omniprésent, omnipotent, à la fois à la Mairie d’Annemasse, à Annemasse Agglo et à l’ARC ! Alors que la neutralité devrait être de mise puisque toutes les communes ont donné mandat au travers de leur vote au sein de chacun de leur Conseil, je me demande quel sera sa neutralité politique dans les faits ? Si je n’ai aucune raison de douter des bonnes intentions du Président pour défendre les intérêts de toute la région frontalière française, bien au contraire, mais permettez-moi tout de même, de rester sceptique en ce qui concerne la « corde » politique…

Et l’on peut se demander :

Quel sera le droit applicable ?

L’Arc du côté France, régi par le droit français ?

L’ARC du côté Suisse, régi par le droit suisse ?

Quant à la structure de tutelle ?

Régie par le droit suisse, français, international ? Quid alors des compétences ?

A ce niveau, je souhaiterais avoir des éclaircissements afin de ne pas douter des bonnes intentions de nos amis genevois !

François VIGNY


Liste Réussir Annemasse

Venez-nous retrouver tous les 1ers samedis de chaque mois, à notre permanence, en mairie, de 10h à 12h.

 

24 octobre 2009

Communiqué

Le pavé de l’UDC « la racaille d’Annemasse » paru le 5 octobre dans la Tribune de Genève a fait débat au dernier Conseil Municipal.

Réussir Annemasse avait alors exprimé au Maire et à la ville toute sa solidarité, au travers d’une lettre largement diffusée dans la presse. Nous pourrions réécrire cette lettre à la virgule près.

Aujourd’hui, voici la question que nous soulevons : faut-il pour autant continuer à faire de la publicité à ce parti xénophobe et haineux au moyen d’une action en justice ? N’en serait-il pas conforté ? Ne nous transformons pas en Torero agitant la muleta (en l’occurrence, ils ont changé la couleur à dessin). Passé le choc, et avec quelques jours de recul, nous pensons que l’indifférence face à une adversité outrancière reste la meilleure arme.

Dépenser les deniers annemassiens pour une action judiciaire qui par ailleurs, a très peu de chance d’aboutir, nous semble inutile. C’est pourquoi le groupe Réussir Annemasse s’est abstenu sur le vote autorisant Monsieur le Maire à ester en justice.

Cependant, nous avons tenu a réaffirmé, par un vote distinct, notre indignation, en soutenant la motion proposée, en tout point semblable à nos précédentes déclarations.

Sachons tirer nous-mêmes les leçons de cette affaire largement médiatisée, qui en répandant la PEUR, vise en fait, essentiellement un projet, celui du CEVA.

La peur, une arme trop souvent utilisée dans les joutes politiques, souvenons- nous en !

Nos concitoyens ont besoin de paix, de sérénité, d’espoir et de croire en un avenir possible pour réussir ensemble notre grande région transfrontalière.

 

François VIGNY - Groupe Réussir Annemasse -